GENT JAZZ FESTIVAL : ERYKAH BADU PROPOSE, L’ASSISTANCE DISPOSE … (Chronique de concert)

Crédit photos : Thomas Verfaille
Deux heures dans une bulle. Deux heures dans un espace-temps différent, dans une mystique particulière. Erykah Badu a offert un concert exceptionnel hier soir au Gent Jazz.
Des nouveaux morceaux ("The Healer" magnifié, "Soldier" transcendé, "My people , hold on" bouleversé) aux classiques "On and On", "Love of my life", "Bag Lady", "Appletree" et d’autres encore; la Bag Lady a visité tous les états d’âme de cette soul music qu’elle personnifie avec grâce. Tout y est. Les hommages à Old Dirty Bastard (Shimmy Shimmy Y’all), Jay Dee, James Brown (The big payback) ou Afrika Bambaata (Planet Rock) résonnent dans les oreilles d’une assistance conquise dès le débuts des débats. Avec un groupe très en place, un son limpide et une présence scénique invraisemblable, Miss Badu s’offre deux heures durant dans une salle dont la proximité avec le public est un réel atout par rapport aux grands festivals du genre Couleur Café. On passe par le reggae, l’afrobeat, la soul (bien sûr), le hip hop façon ancienne école, la deep house; dans un voyage durant lequel le temps s’arrête. Et quelle voix !
Magnifique.
