VOLUME …

Les Inrocks, à l’image de tout et tous, ne peuvent être et avoir été.
De mensuel culte (au début des années 90), ils devinrent hebdo vaguement chiant et très (trop ?) orienté pop-rock pour être honnêtes.
Serait-ce pour cette raison qu’ils lancent Volume ?
Un nouveau mensuel , réalisé à la maison, dont le contenu est plus agréable que le contenant (comprendre : graphiquement, ce n’est pas le top). Les signatures, les meilleures des Inrocks, se relaient pour nous entretenir de disco, de Seun Kuti, de DangerMouse, ou encore de Radiohead ou de My Bloody Valentine. Un large spectre donc, plutôt bienvenu dans la monotonie de la presse musicale française.
La distribution du magazine en Belgique n’est pas encore parfaite. A revoir en deuxième semaine.
SHOOK MAGAZINE : THE BEAT GENERATION ISSUE …

Au menu de ce volume 2 : Erykah Badu, Pilooski, Eric Lau, Sa Ra Creative Partners, Kissey Asplund, Ndambi, Flying Lotus, Mel Cheren, Joe Gibbs, …
Consistant. En espérant que les petits défauts de lisibilité du Volume 1 aient été gommés.
Longue vie à Shook.
Disponible via le site Shook
22 V’LA XXI …

Avec retard (suis entré en possession de la chose aujourd’hui même), je me joins aux hurlements de joie de celui-ci et à l’analyse fouillée dithyrambique de celui-là pour vous présenter ceci. Et vous dire mon enthousiasme. Je ne me souviens pas d’avoir déjà lu un magazine d’info d’une pareille qualité.
XXI (prononcer Vingt et Un). Un magazine papier à publication trimestrielle. De l’info de fond. Sans pub aucune, graphiquement parfait, des plumes (anachronisme par les temps qui courent) acérées.
Au menu : 200 pages de reportages sérieux (Russie, Femmes de taulards, à-côtés des narcocartels, la France civilement désobéissante, Gibraltar en BD-reportage par Jean-Philippe Stassen, et plus si affinités).
Du lourd, du dense. Du vrai. Prix : 15 Euros à la FNAC
On leur souhaite bonne chance et longue vie. A noter que c’est une formule à succès puisque les 40.000 exemplaires imprimés ont été vendus et que l’on parle d’un retirage.
Quant à moi, je m’y plonge dimanche. Et suis d’ores et déjà impatient d’avoir le numéro 2 en pogne.
SHOOK MAGAZINE

Pour les afficionados du groove sous toutes ses formes, un nouveau magazine : SHOOK …
Ca ressemble très fort au défunt Straight No Chaser du point de vue du contenu.
Au menu : Robert Strauss, le nouveau venu de chez BBE; une interview avec Dj Muro, le roi des cratediggers japonais; une autre avec Jay Electronica; un reportage sur la scène hip hop montante de Detroit (Guilty Simpson, Black Milk, Mr Porter, …); des articles par Benji B et We are, des chroniques, des photos , etc …
C’est plutôt dense; pas mal écrit; la mise en page, par contre, laisse, à mon humble avis, à désirer.
Il y a un blog Shook et un groupe Shook sur Facebook.
On leur souhaite bonne chance pour la suite …
LE DICTIONNAIRE DES INJURES : Robert Edouard (10/18)

Si vous voulez rabrouer un importun façon Michel Audiard, faire bonne impression en société en lachant un argumentaire argotique, ou simplement vous gondoler entre amis, ce dictionnaire est fait pour vous. Pas que des injures à proprement parler mais des mots gouleyants, sucrés et chauds comme un bon rhum.
Exemples choisis parmi un énorme paquet d’entrées :
+/ Marle : "se prendre pour un marle, faire ça au marle" : se donner des allures d’affranchi, de caïd, de dur. Ce mot est un diminutif de "mariole" désignant aujourdh’hui un homme bénéficiant d’un certain prestige auprès de gens naïfs.
+/ Cogne : "pas la peine d’appeler les cognes, j’ai ce qu’il faut sur moi" : en argot, ce mot désigne les rousses, les policiers.
+/ Plumitif : terme péjoratif désignant un bureaucrate borné (aussi appelé fonctionnaire), un écrivain, un journaliste. se dit de toute personnequi vit, ou tente de vivre, de sa plume; soit en écrivant, soit en se la collant au derrière, soit encore en monnayant ses effusions (en travaillant au plume : au plumard, au lit).
Philippe Coicou (Dj Kwak)
GARY VICTOR : LA PISTE AUX SORTILEGES (EDITIONS VENTS D’AILLEURS)

Persée Percifal est assassiné par un député corrompu. Un Juste, denrée rare en Haïti, quitte le monde des Vivants. Son ami Sonson Pipirit convainc Baron Samedi (le gardien des cimetières) de le laisser partir à la recherche de Persée. Pour lui éviter d’entrer dans le monde des Morts et y subir les pires supplices et avanies. Sauver Un Juste. Vaste programme. Pour ce faire : tuer, raconter, baiser, marcher, trouiller, se découvrir et redécouvrir, rencontrer, pleurer et rire.
"La Piste aux Sortilèges" est un voyage initiatique doublé d’un roman d’aventures quelque peu surnaturelles. On y croise les fantômes de Toussaint Louverture, du sanguinaire Dessalines, d’un Duvalier de pacotille, d’Aristide le moine défroqué et voleur, de mon papa (Persée ?); de tous les acteurs, connus ou non, de la dramatique histoire de la première République Noire indépendante du monde. Un bouquin fantastique revisitant 200 ans d’histoire haïtienne au travers des aventures de Sonson, de ses rencontres fortuites ou non . Ses échecs (nombreux), ses réussites (rares), ses espoirs (souvent déçus), ses politiciens – voyoux, ses Tontons Macoutes, ses réels ou supposés personnages historiques, ses petites gens et leur misère crasse, ses bourgeois comploteurs et (parfois) obsènes dans leur avidité, ses nouveaux – riches, ses colons, le Vaudou, l’église catholique romaine, etc.
La langue et l’imagination de Gary Victor sont foisonnantes. Son univers oscille entre James Ellroy (pour la violence), Paul Auster (pour les envolées littéraires), Frantz Fanon et Zola (pour la dénonciation), Philip K Dick (pour la vision particulièrement pessimiste de son environnement) et Proust ou Balzac (pour la description). Personne n’est épargné par ce livre. Pauvres, riches, clairs et foncés, français, dominicains, chrétiens et vaudouisants, étatsuniens, haïtiens, il y en a pour tout le monde. Gary Victor est un écrivain exceptionnel. Un pain dans la gueule !
Philippe Coicou
DU JAZZ A LA TECHNO

Ma promenade du jour m’a mené dans une grande librairie bruxelloise, où, suivant les conseils éclairés de deux charmantes jeunes femmes, je suis tombé sur ceci (entre autres) :
Du Jazz à la Techno : Ouvrage collectif paru aux Editions Scali.
Partie intégrante d’une histoire de la musique du XX° siècle en 5 volumes, ce livre paraît très bien documenté. Il est agrémenté d’un lexique, d’un bottin internet dirigeant vers les sites consacrés à ces genres musicaux, et d’une bibliographie exhaustive.
Sont abordés dans cet ouvrage : le funk, le jazz, le raï, le reggae et, enfin, la techno.
Préface de l’innénarable Patrick Eudeline
On le lit pendant les vacances et on vous dit quoi.
Philippe Coicou ( Dj Kwak)
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